Selon mes observations, au Pérou, le meilleur ami de l'homme c'est... l'homme. Que se passe-t-il donc avec l'ex-meilleur ami?
Relégué à la classe moyenne animale, le chien se retrouve ici sans statut particulier, sans papier et bien souvent sans rien à manger autre que sa propre carcasse (j'ai vu des chiens assez habiles pour s'attraper la queue et la ronger pendant un temps).
Il n'est pas rare de voir des chiens pris en maison. Là ils peuvent se délimiter un territoire et le garder (et les maîtres de la même façon) crocs et bave bien à vue. La bouffe est meilleure que dans la rue, mais rien pour te remplir une panse.
Pour les cousins errant, c'est la guerre pour les restants qui peuplent les poubelles un peu partout dans les rues. La rue est aux voitures, aux marchands, aux jeunes, aux femmes et aux chiens. Dans cet ordre bien précis. Ce n'est donc pas une vie facile. Ça ne te laisse que la peau et les couilles qui pendent.
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Dernièrement, ma famille s'est procuré un petit chiot. Pour l'instant il va par le nom de perrito, mais on travaille sur le projet. Il doit avoir trois semaines tout au plus, boit du lait et pisse un peu partout, tout ce qu'un chiot de trois semaines doit faire quoi.
Mais el perrito a une tâche supplémentaire dans notre famille : essayer de survivre aux "jeux" de mon petit frère Jhandyr. Ce dernier y va de coup de pied, de dropage à hauteur sécuritaire seulement pour un chat adulte, de voyage en planche à roulette se terminant dans le mur et toute autre invention de ce genre.
Ce midi, alors que nous mangions et que Jhandyr se promenait butt naked comme à son habitude dans la maison, el perrito a décidé de jouer un peu lui aussi et a été mordre le pénis pendant de mon petit frère.
Je crois que je me suis trouver un nouvel ami!
16 février | Collique, Pérou
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