Ce message sera court pour l'accès limité à Internet que nous offre notre hostal.
Nous avons pris l'autobus hier soir vers le nord du pays et la sierra pour arriver ce matin vers 6h30 à Huaraz, la capital de la province de Ancash. À peine réveillés, nous avons passé de nos rêves à un décor des plus enchanteurs, où la végétation reprend son règne et où les nuages touchent les montagnes qui nous entourent de partout.
Nous avons pris la journée pour nous acclimater à l'altitude - Huaraz se situe à plus de 3000m du niveau de la mer (et nous avons encore un débat à savoir comment est calculé ce niveau imaginaire) - et faire les quelques emplètes nécessaires pour le trecking de demain.
Je vous reviendrai avec plus de détails au retour!
Amitiés.
25 mars | Huaraz, Pérou
Carnet de voyage
vendredi 25 mars 2011
mardi 15 mars 2011
Perú2011 | La folie touristique
Comme je n'ai pas écrit depuis un petit moment, je voulais revenir sur mon escapade dans la région d'Ica.
En deux syllabes... DÉ-BILE!
Bon, c'est sûr que c'est une région qui vit principalement des retombées du tourisme ; durant notre fin de semaine nous avons rencontré autant de gringos, de Canadiens, d'Argentins, d'Allemands que de Péruviens. Les principaux attraits de ce coin de pays vous me demanderez? Eh bien, amigos, Ica est reconnu de partout pour ses vins et ses piscos (genre de grappa) et nous en plein dans la saison des vendanges! Nous sommes donc aller visiter la cave à vin d'un producteur en soirée pour y déguster ses créations. Sinon, le touriste averti pourra se plaire de la proximité du désert (caractéristique géographique de la côte péruvienne) et des activités hautes en couleurs qu'on peut y faire, genre du buggy (où montagnes russes des sables) et du sandboard! Et pour se reposer, les alentours du village de Huacachina, où nous avons pris notre chambre d'hôtel, sont à faire rêver.
Au demeurant, une fin de semaine peu reposante, mais plus que mémorable!
15 mars | Collique, Pérou
En deux syllabes... DÉ-BILE!
Bon, c'est sûr que c'est une région qui vit principalement des retombées du tourisme ; durant notre fin de semaine nous avons rencontré autant de gringos, de Canadiens, d'Argentins, d'Allemands que de Péruviens. Les principaux attraits de ce coin de pays vous me demanderez? Eh bien, amigos, Ica est reconnu de partout pour ses vins et ses piscos (genre de grappa) et nous en plein dans la saison des vendanges! Nous sommes donc aller visiter la cave à vin d'un producteur en soirée pour y déguster ses créations. Sinon, le touriste averti pourra se plaire de la proximité du désert (caractéristique géographique de la côte péruvienne) et des activités hautes en couleurs qu'on peut y faire, genre du buggy (où montagnes russes des sables) et du sandboard! Et pour se reposer, les alentours du village de Huacachina, où nous avons pris notre chambre d'hôtel, sont à faire rêver.
| Le lagon de Huacachina |
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| Le QSF à la Bodega Lazo oû on a créé le moment! crédits Alice Gérard Roy |
| Coucher de soleil sur le désert et le buggy |
Au demeurant, une fin de semaine peu reposante, mais plus que mémorable!
15 mars | Collique, Pérou
jeudi 3 mars 2011
Perú2011 | En images et en sons!
Quand je me suis mis à réfléchir cette semaine - parce que oui, ça m'arrive - par rapport au sujet dont je voulais vous entretenir, je me suis dis que j'allais être gentil et vous donner une pause de lecture. Cette édition du Carnet de voyage vous est donc offerte avec des bribes de vidéo que je collectionne depuis le début de mon voyage. ¡Disfrutan!
Je pars demain pour Ica, une partie paradisiaque du Pérou et vous promets une couple de photos en revenant.
3 mars | Collique, Pérou
Un moment de beauté présenté par votre humble serviteur
El condor pasa interprété par des jeunes du groupe de Joventud Kollek
À l'inauguration de la murale de la garderie de Warmick Kollek
Je pars demain pour Ica, une partie paradisiaque du Pérou et vous promets une couple de photos en revenant.
3 mars | Collique, Pérou
jeudi 24 février 2011
Perú2011 | ¿Cómo se llama?
Comment ça s'appelle? Ou comment il/elle s'appelle?
Pour un gringo qui voyage en Amérique latine, c'est l'une des phrases les plus importantes à retenir pour améliorer son castelleno. Pour le fonctionnement social il y a aussi ¿cómo te llamas? qui revient à demander le nom de son interlocuteur.
Et ici, tout a un nom! Les quarante-deux sortes de patates, tous les fruits, grands et petits, que tu rencontres aux mercados, les animaux qui t'accostent quand tu retournes chez vous, les types de musiques que tu entends un peu partout dans la rue comme au travail, les membres de la famille élargie (et au Pérou, elle est large comme le derrière des femmes) que tu rencontres dans les multiples évènements familiaux où ta mère péruvienne te traîne et le grand nombre de transports en commun accessibles.
Mais le plus surprenant jusqu'à maintenant a été de voir que chacun des véhicules portait son propre nom! Par exemple, hier soir, en revenant d'aller se manger une grosse pizza grasse de chez Pizza Hut (eh oui! ils sont même au Pérou), des collègues et moi avons pris pris un combi (genre de grosse van fullée plus qu'à capacité et moyen de transport économique) qui portait fièrement l'appellation Mis Dos Angelitos en lettrage gothique sur sa fenêtre arrière. Aussi, ce matin, je suis monté au travail dans un moto-taxi prénommé Pancho.
Une jeune fille m'a expliqué que beaucoup de conducteurs rendaient ainsi hommage à des gens de leur famille ou de leur entourage, morts ou vivants, en donnant leurs noms et surnoms à leur moyen de transport.
*********
Cette semaine, j'ai fait la connaissance du petit frère péruvien d'un gars du groupe. Il a à peine quatre mois et a la plus jolie des petites faces. Quand j'ai demandé à sa mère comment il s'appelait, elle m'a répondu que pour aujourd'hui il s'appelait Mateo vu qu'elle m'aimait bien, mais que la famille ne s'était pas encore arrêter sur rien de fixe.
Faut croire que c'est pas tout ici qui a un nom.
24 février | Collique, Pérou
mercredi 16 février 2011
Perú2011 | La peau et les couilles qui pendent
Selon mes observations, au Pérou, le meilleur ami de l'homme c'est... l'homme. Que se passe-t-il donc avec l'ex-meilleur ami?
Relégué à la classe moyenne animale, le chien se retrouve ici sans statut particulier, sans papier et bien souvent sans rien à manger autre que sa propre carcasse (j'ai vu des chiens assez habiles pour s'attraper la queue et la ronger pendant un temps).
Il n'est pas rare de voir des chiens pris en maison. Là ils peuvent se délimiter un territoire et le garder (et les maîtres de la même façon) crocs et bave bien à vue. La bouffe est meilleure que dans la rue, mais rien pour te remplir une panse.
Pour les cousins errant, c'est la guerre pour les restants qui peuplent les poubelles un peu partout dans les rues. La rue est aux voitures, aux marchands, aux jeunes, aux femmes et aux chiens. Dans cet ordre bien précis. Ce n'est donc pas une vie facile. Ça ne te laisse que la peau et les couilles qui pendent.
*********
Dernièrement, ma famille s'est procuré un petit chiot. Pour l'instant il va par le nom de perrito, mais on travaille sur le projet. Il doit avoir trois semaines tout au plus, boit du lait et pisse un peu partout, tout ce qu'un chiot de trois semaines doit faire quoi.
Mais el perrito a une tâche supplémentaire dans notre famille : essayer de survivre aux "jeux" de mon petit frère Jhandyr. Ce dernier y va de coup de pied, de dropage à hauteur sécuritaire seulement pour un chat adulte, de voyage en planche à roulette se terminant dans le mur et toute autre invention de ce genre.
Ce midi, alors que nous mangions et que Jhandyr se promenait butt naked comme à son habitude dans la maison, el perrito a décidé de jouer un peu lui aussi et a été mordre le pénis pendant de mon petit frère.
Je crois que je me suis trouver un nouvel ami!
16 février | Collique, Pérou
mercredi 9 février 2011
Perú2011 | Présentations
¡Qué tal tod@s! (Comment ça va toutes et tous! - traduction plus que libre...)
Moi ça ne pourrait pas mieux aller! Je m'adapte peu à peu à ma vie péruvienne et je commence tranquillement à me mettre au travail avec l'ONG. Mais l'heure n'est pas encore à ce récit. Comme le veulent les coutumes d'ici, je dois tout d'abord vous présenter les gens qui m'entourent; voici donc une visite éclaire dans ma famille péruvienne!
Tout d'abord, la personne avec qui je passe le plus de temps à l'extérieur du travail : Télsida, ma mère péruvienne. Télsida est debout à six heures tous les matins pour débuter ces tâches ménagères et aller à la boulangerie chercher le pain le plus frais pour le déjeuner. Ce dernier est généralement composé de café instantané Nestle (une abomination quand on connaît tout le travail effectué par les travailleurs des plantations de café ici au Pérou), de pain et des accompagnement du jour : confiture, fromage ou charcuterie. Une fois que tout son beau monde a terminé de déjeuner, Télsida s'en retourne à son lavage, sa vaisselle et fait un tour au marché pour pouvoir préparer le dîner. Nous dînons dans les alentours de une-deux heures de l'après-midi et, par la suite, c'est le moment de la sieste pour la mama. Deux à trois fois par semaine, elle participe à des ateliers et des réunions dans différents organismes du quartier tels que le Vaso de Leche (organisme qui distribue du lait aux familles moins bien nanties faisant aussi dans l'éducation populaire) et la Red de Salud de Collique (réseau d'organismes oeuvrant pour une meilleure santé globale des citoyens du village). En soirée, elle a un peu de temps pour elle-même et fait réchauffer le souper vers huit-neuf heures pour la famille. Elle ne ferme généralement pas l'oeil jusqu'à ce que Rodolfo, son mari, revienne de travailler vers une heure du matin.
| Télsida devant la maison. Nous vivions dans la partie illuminée au rez-de-chaussé. |
Ce dernier se lève à peu près en même temps que moi le matin vers sept heures pour sortir sa voiture slash taxi (une vieille Deawoo Tico jaune) de la salle à manger, prendre une douche et déjeuner avec sa marmaille. Le reste de sa journée se déroule dans la Lima métropolitaine à faire partie de l'énorme offre de service de transport. Il m'a dit que tout dépendant des saisons, il faisait aussi la pêche avec ses frères et laissait le taxi de côté. Il me l'a dit avec un petit sourire en coin comme pour me faire comprendre que sa préférence allait plutôt au barco qu'à la Tico.
Il y a aussi mon frère Jhordy, au bord de la majorité, qui prépare sa rentré à l'université en informatique et travaille à temps partiel comme clown, danseur, magicien et mascotte pour la compagnie d'évènements de son oncle. Fait cocasse pour avoir assisté à quelques uns de ses spectacles : les shows d'anniversaire d'enfants mettent généralement en vedette des animatrices dont le costume de semi-latex pourrait très bien avoir été acheté à la boutique Sex Cité.
Ma soeur Leslie, 15 ans, travaille aussi pour son oncle comme danseuse et mascotte. Elle est toujours aux études au collège et aimerait bien un jour devenir banquière. Pour l'instant, ses intérêts se promènent entre la musique, les garçons (et surtout le jeune Kevin) et m'apprendre à danser (ce qui est tout de même une job à temps plein!). En échange, lorsqu'elle m'accompagne jusqu'à la maison communautaire, je lui enseigne quelques mots de français. Depuis, elle est toute contente de pouvoir saluer mes collègues canadiens de son plus beau bonn-yur!
Finalement, il y a le tout petit Jhandyr. Le petit diable est plein d'énergie qu'il utilise à longueur de journée et quand il s'endort le soir, c'est d'un sommeil du juste. Si sa soeur m'enseigne la danse, lui m'apprend les mots importants du castalleno. Par exemple, pendant que je jouais au ballon dans la rue avec lui l'autre soir, il s'est arrêté comme sonné, m'a regardé et m'a crié "¡piche!". Pendant que je me demandais comment un péruvien de trois ans pouvait connaître Paul Piché, il a baissé son pantalon et arrosé la rue, un peu comme le font les gens ici le matin pour éviter que la poussière ne monte durant la journée. C'est comme ça que j'ai appris comment dire pipi...
Je m'arrête ici pour aujourd'hui et vous explique un peu mieux mon stage dans les jours qui suivent.
| Le parc devant chez nous où jouent les enfants et traînent les plus vieux. La tâche rouge et floue, c'est Jhandyr! |
9 février | Collique, Pérou
jeudi 3 février 2011
Perú2011 | L'arrivée
C'est fait. Je suis rendu!
Depuis maintenant une semaine, je m'acclimate à la vie péruvienne et découvre à chaque instant des petites merveilles de sa culture.
Par exemple, saviez-vous qu'il est de coutume de boire sa bière en groupe au Pérou? Pas des petites bouteilles de Brahma de 351 mL, ne non... Des bonnes bouteilles de un litre de Cristal (équivalent de notre Coors Light), des grosses comme on appellerait ça au Québec. Avec un verre qui circule. Recette : tu te verses trois, quatre onzes de bière dans le verre, tu passes la bouteille au prochain compagnon puis tu bois dans une fourchette de temps de zéro à soixante secondes. Finalement tu jettes ton fond de broue par terre (ceci n'indique pas nécessairement que l'on soit à l'extérieur) ou dans un petit récipient prévu à cet effet et tu passes le verre. Dépendamment de la taille du groupe de buveurs, la bouteille te reviens dans les cinq minutes.
Sur une autre note, pour ceux et celles qui voulaient de mes nouvelles, je vous annonce qu'après une semaine en terre sud-américaine à tenter le diable avec les petits fruits, les jus et la sangria (qui ici consiste surtout de liqueur plus que de vino), j'évite encore la fameuse diarrhée du voyageur (aussi connue comme turista)!
Quant à ma famille d'accueil, je suis tombé sur un petit bijou de la famille péruvienne contemporaine. Mon père (Rodolfo) est pêcheur et chauffeur de taxi de façon complémentaire, selon les saisons. Ma mère (Télsida), elle, est mère à la maison à temps plein en plus d'être promotrice de santé dans son quartier et de participer à un réseau communautaire de santé du village (la Red de Salud de Collique). J'ai aussi un frère de 17 ans (Jhordy), une soeur de 15 ans (Leslie) et un petit frère de 3 ans (Jhandyr).
Je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui et vous laisser sur votre appétit pour mieux vous restaurer la prochaine fois. Je vous laisse tout de même une petite photo d'une partie de la grande région liménienne, avec tous ses contrastes. Si vous avez l'oeil aiguisé, vous apercevrez des tâches blanches sur les montagnes du fond; en fait ce sont des lettres de chaux épelant les noms de candidats aux présidentielles qui auront lieux cette année. Le paysage en est tapissé.
3 février | Collique, Pérou
Depuis maintenant une semaine, je m'acclimate à la vie péruvienne et découvre à chaque instant des petites merveilles de sa culture.
Par exemple, saviez-vous qu'il est de coutume de boire sa bière en groupe au Pérou? Pas des petites bouteilles de Brahma de 351 mL, ne non... Des bonnes bouteilles de un litre de Cristal (équivalent de notre Coors Light), des grosses comme on appellerait ça au Québec. Avec un verre qui circule. Recette : tu te verses trois, quatre onzes de bière dans le verre, tu passes la bouteille au prochain compagnon puis tu bois dans une fourchette de temps de zéro à soixante secondes. Finalement tu jettes ton fond de broue par terre (ceci n'indique pas nécessairement que l'on soit à l'extérieur) ou dans un petit récipient prévu à cet effet et tu passes le verre. Dépendamment de la taille du groupe de buveurs, la bouteille te reviens dans les cinq minutes.
Sur une autre note, pour ceux et celles qui voulaient de mes nouvelles, je vous annonce qu'après une semaine en terre sud-américaine à tenter le diable avec les petits fruits, les jus et la sangria (qui ici consiste surtout de liqueur plus que de vino), j'évite encore la fameuse diarrhée du voyageur (aussi connue comme turista)!
Quant à ma famille d'accueil, je suis tombé sur un petit bijou de la famille péruvienne contemporaine. Mon père (Rodolfo) est pêcheur et chauffeur de taxi de façon complémentaire, selon les saisons. Ma mère (Télsida), elle, est mère à la maison à temps plein en plus d'être promotrice de santé dans son quartier et de participer à un réseau communautaire de santé du village (la Red de Salud de Collique). J'ai aussi un frère de 17 ans (Jhordy), une soeur de 15 ans (Leslie) et un petit frère de 3 ans (Jhandyr).
Je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui et vous laisser sur votre appétit pour mieux vous restaurer la prochaine fois. Je vous laisse tout de même une petite photo d'une partie de la grande région liménienne, avec tous ses contrastes. Si vous avez l'oeil aiguisé, vous apercevrez des tâches blanches sur les montagnes du fond; en fait ce sont des lettres de chaux épelant les noms de candidats aux présidentielles qui auront lieux cette année. Le paysage en est tapissé.
| Lima vue du haut de San Cristobal |
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