¡Qué tal tod@s! (Comment ça va toutes et tous! - traduction plus que libre...)
Moi ça ne pourrait pas mieux aller! Je m'adapte peu à peu à ma vie péruvienne et je commence tranquillement à me mettre au travail avec l'ONG. Mais l'heure n'est pas encore à ce récit. Comme le veulent les coutumes d'ici, je dois tout d'abord vous présenter les gens qui m'entourent; voici donc une visite éclaire dans ma famille péruvienne!
Tout d'abord, la personne avec qui je passe le plus de temps à l'extérieur du travail : Télsida, ma mère péruvienne. Télsida est debout à six heures tous les matins pour débuter ces tâches ménagères et aller à la boulangerie chercher le pain le plus frais pour le déjeuner. Ce dernier est généralement composé de café instantané Nestle (une abomination quand on connaît tout le travail effectué par les travailleurs des plantations de café ici au Pérou), de pain et des accompagnement du jour : confiture, fromage ou charcuterie. Une fois que tout son beau monde a terminé de déjeuner, Télsida s'en retourne à son lavage, sa vaisselle et fait un tour au marché pour pouvoir préparer le dîner. Nous dînons dans les alentours de une-deux heures de l'après-midi et, par la suite, c'est le moment de la sieste pour la mama. Deux à trois fois par semaine, elle participe à des ateliers et des réunions dans différents organismes du quartier tels que le Vaso de Leche (organisme qui distribue du lait aux familles moins bien nanties faisant aussi dans l'éducation populaire) et la Red de Salud de Collique (réseau d'organismes oeuvrant pour une meilleure santé globale des citoyens du village). En soirée, elle a un peu de temps pour elle-même et fait réchauffer le souper vers huit-neuf heures pour la famille. Elle ne ferme généralement pas l'oeil jusqu'à ce que Rodolfo, son mari, revienne de travailler vers une heure du matin.
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| Télsida devant la maison. Nous vivions dans la partie illuminée au rez-de-chaussé. |
Ce dernier se lève à peu près en même temps que moi le matin vers sept heures pour sortir sa voiture slash taxi (une vieille Deawoo Tico jaune) de la salle à manger, prendre une douche et déjeuner avec sa marmaille. Le reste de sa journée se déroule dans la Lima métropolitaine à faire partie de l'énorme offre de service de transport. Il m'a dit que tout dépendant des saisons, il faisait aussi la pêche avec ses frères et laissait le taxi de côté. Il me l'a dit avec un petit sourire en coin comme pour me faire comprendre que sa préférence allait plutôt au barco qu'à la Tico.
Il y a aussi mon frère Jhordy, au bord de la majorité, qui prépare sa rentré à l'université en informatique et travaille à temps partiel comme clown, danseur, magicien et mascotte pour la compagnie d'évènements de son oncle. Fait cocasse pour avoir assisté à quelques uns de ses spectacles : les shows d'anniversaire d'enfants mettent généralement en vedette des animatrices dont le costume de semi-latex pourrait très bien avoir été acheté à la boutique Sex Cité.
Ma soeur Leslie, 15 ans, travaille aussi pour son oncle comme danseuse et mascotte. Elle est toujours aux études au collège et aimerait bien un jour devenir banquière. Pour l'instant, ses intérêts se promènent entre la musique, les garçons (et surtout le jeune Kevin) et m'apprendre à danser (ce qui est tout de même une job à temps plein!). En échange, lorsqu'elle m'accompagne jusqu'à la maison communautaire, je lui enseigne quelques mots de français. Depuis, elle est toute contente de pouvoir saluer mes collègues canadiens de son plus beau bonn-yur!
Finalement, il y a le tout petit Jhandyr. Le petit diable est plein d'énergie qu'il utilise à longueur de journée et quand il s'endort le soir, c'est d'un sommeil du juste. Si sa soeur m'enseigne la danse, lui m'apprend les mots importants du castalleno. Par exemple, pendant que je jouais au ballon dans la rue avec lui l'autre soir, il s'est arrêté comme sonné, m'a regardé et m'a crié "¡piche!". Pendant que je me demandais comment un péruvien de trois ans pouvait connaître Paul Piché, il a baissé son pantalon et arrosé la rue, un peu comme le font les gens ici le matin pour éviter que la poussière ne monte durant la journée. C'est comme ça que j'ai appris comment dire pipi...
Je m'arrête ici pour aujourd'hui et vous explique un peu mieux mon stage dans les jours qui suivent.
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| Le parc devant chez nous où jouent les enfants et traînent les plus vieux. La tâche rouge et floue, c'est Jhandyr! |
9 février | Collique, Pérou